La Néphrologie est la discipline s'occupant des maladies rénales.  Les reins, organes abdominaux en forme de haricot, assurent la formation de l'urine permettant de maintenir le milieu intérieur constant malgré de grandes variations de notre alimentation et via le métabolisme.  Ces maladies rénales vont bouleverser cet équilibre, conduisant souvent à un décès prématuré si le diagnostic, et surtout le traitement adéquat, n'est pas réalisé.

Les maladies rénales (glomérulaires, vasculaires et/ou tubulaires) conduisent souvent à une insuffisance rénale.  Depuis plus de 40 ans, le nombre de patients atteints d'insuffisance rénale chronique ne fait qu'augmenter, grâce à l'allongement de l'espérance de vie et au développement exponentiel de l'hypertension artérielle de l'obésité abdominale et du diabète de type 2 générateurs de problèmes rénaux fréquents.  Ces patients sont maintenant aussi maintenus plus longtemps en vie suite au développement de techniques de suppléance que sont la transplantation rénale et les modalités de dialyse de plus en plus performantes.

La Belgique comporte plus de 10.000 dialysés et transplantés.  Ce nombre s'élève chaque année de 5%.  Cette évolution, identique dans les autres pays industrialisés, se répercute lourdement sur le budget de la sécurité sociale car les traitements proposés à ce stade sont fort coûteux. Le coût du traitement par hémodialyse d'un patient s'élève à minimum 50.000 € /an.

Si la technologie de dialyse a largement réduit les incidents en séance et si la transplantation rénale a vu ses résultats en terme de survie du greffon et du patient remarquablement améliorés ces dernières années, il faut insister à ce stade sur le risque cardiovasculaire fortement majoré auquel est exposé le patient atteint d'une maladie rénale.

L'espérance de vie d'un patient insuffisant rénal reste très largement inférieure à la moyenne de la population indemne de ce problème.

Le service de Néphrologie s'est donc fixé un double but lors de tout contact avec un patient :

1. Le protéger du développement de la maladie rénale et, si possible, par une information complète:

  • sur les risques de maladie rénale et des maladies cardiovasculaires, source aussi de problèmes rénaux et sur la nuisance d'un abus de médicaments antidouleurs
  • sur les pathologies rénales familiales
  • sur les paramètres alimentaires à éviter (excès protéiques, excès de poids, sel)

2. Faire le maximum pour freiner l'évolution de la maladie rénale si celle-ci n'a pu être évitée, ceci pour limiter au mieux l'arrivée à l'insuffisance rénale sévère, stade où l'intervention du médecin n'est plus que symptomatique.

3. Un suivi des patients arrivés au stade du traitement de suppléance de la fonction rénale insuffisante est bien sûr assuré que ce soit après transplantation d'un rein (greffe) ou après initiation soit de la dialyse péritonéale, soit de l'hémodialyse qui sont les deux principales techniques de suppléance non physiologique.

La prévention dans ce domaine rénal peut se schématiser en 3 objectifs principaux :

  • Primaire: mesures pour éviter l'apparition de la maladie rénale.
  • Secondaire: moyens disponibles pour stopper au mieux ou ralentir au moins la progression d'une maladie rénale existante.
  • Tertiaire: à savoir les moyens à mettre en œuvre pour limiter les complications potentiellement associées à la maladie rénale (cardiovasculaire, ostéo-articulaire, neurologique ...) qui grèveront la qualité de vie mais aussi l'espérance de vie lors de la mise en route des techniques de suppléance. Par ailleurs certaines règles sont à suivre pour préparer physiquement mais aussi psychologiquement le patient au futur traitement.

Il est  donc capital de penser au risque de maladie rénale, à son diagnostic le plus précoce et à une référence précoce auprès d'un néphrologue en cas de problème rénal pour travailler de concert avec les divers intervenants des soins de santé pour freiner l'épidémie grandissante qui grève fortement les finances de notre système de soins de santé. 

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