Retrouvez les questions fréquemment posées sur le projet ENSEMBLE.

Comment et où puis-je participer au projet ENSEMBLE ?

Dans un premier temps, nous viendrons à votre rencontre lors de votre passage en consultation ou lors de votre hospitalisation au sein du CHU de Liège pour vous expliquer le projet.

Si vous souhaitez participer spontanément, vous pouvez également nous contacter, notamment par e-mail : ensemble@uliege.be.

Retrouvez également l'ensemble de nos contacts sur la page dédiée.

En quoi consistent les scores de risque polygénique ?

Des études ont démontré qu’il est désormais possible, à partir des gènes des individus (et des différentes « mutations » présentes), de calculer des scores.

Ces scores sont appelés scores de risque polygénique. Ces scores permettent de prédire le risque de survenue de maladies dites « communes et complexes » (parmi lesquelles on compte notamment les maladies cardio-vasculaires comme les infarctus du myocarde ; les cancers ; les maladies métaboliques comme le diabète ; les maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer ; ou encore les maladies inflammatoires telles que les maladies rhumatologiques ou les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin).

Le score de risque polygénique indique comment le risque d’une personne se compare à celui d’autres personnes ayant une constitution génétique différente.

Par exemple :

Imaginons que, pour le cancer du sein, Joëlle a un score de risque polygénique égal à 1,0 ; Sara à 2,0 ; et Marie à 0,5.

Joëlle n’a pas de surrisque particulier car son score de risque polygénique est égal à 1,0 (c’est la valeur de référence du score de risque polygénique). En revanche, Sara voit son risque multiplié par 2. Quant à Marie, elle a un score de risque polygénique inférieur à 1. Son risque de développer la maladie est diminué et divisé par 2.

En connaissant ces données, nous pourrions proposer à Sara de se faire dépister plus souvent pour le cancer du sein, et de modifier son mode de vie pour encore diminuer ce risque.

C’est ainsi que les scores de risque polygénique peuvent être utilisés pour prévenir la survenue des maladies « communes et complexes ».

Quels types de prélèvements seront effectués ?

Si vous décidez de participer, nous demanderons au médecin qui vous voit en consultation ou qui s’occupe de vous en hospitalisation, de faire prélever un tube de sang supplémentaire lors de votre prochaine prise de sang au CHU de Liège (afin de ne pas réaliser une prise de sang juste pour cette étude).

Si vous êtes hospitalisé, ce prélèvement sera réalisé en même temps que votre prise de sang de surveillance. Si vous avez été vu en consultation, le prélèvement sera fait en même temps qu’une prise de sang faite dans notre laboratoire.

Il sera également possible de réaliser l’analyse via un prélèvement salivaire.

Qui va réaliser le prélèvement ?

Le prélèvement sera réalisé par nos infirmières et infirmiers, soit des services d’hospitalisation, soit de notre laboratoire, qui sont habitués à faire ce type de prélèvement.

Si le prélèvement est un prélèvement salivaire, vous pourrez le faire par vous-même, avec l’aide de notre équipe.

Que se passe-t-il une fois que le prélèvement est effectué ?

• Transfert :

Une fois le prélèvement réalisé, il sera transféré vers notre centre de recherche, qui s’appelle le GIGA (Grappe Interdisciplinaire de Génoprotéomique Appliquée). Celui-ci est situé juste à côté de l’hôpital.

• Anonymisation :

Nous allons ensuite anonymiser vos données et votre prélèvement. Votre identité sera remplacée par un code d’identification dans l’étude. Les chercheurs qui utiliseront vos échantillons recevront uniquement les données liées aux échantillons dont ils ont besoin pour leurs recherches.

Aucune donnée permettant de vous identifier ne leur sera transmise.

• Analyse :

Vos données anonymisées vont ensuite être analysées (ainsi que celles de 10.000 autres patients) afin de voir s’il est possible d’identifier, à partir des gènes, le risque de survenue de ces maladies « communes et complexes » chez nos patients en Région wallonne.

Les résultats des questionnaires visant à évaluer comment ces potentiels nouveaux outils sont perçus par la population et les professionnels de la santé seront également analysés en parallèle.

• Suites du projet :

Si ces outils s’avèrent performants et paraissent bien perçus par notre population et nos professionnels de la santé, alors nous enclencherons les étapes suivantes du projet ayant pour objectif d’intégrer ces outils dans la médecine préventive et de précision de demain en Wallonie.

Qui va pouvoir accéder aux prélèvements récoltés ?

Le médecin chercheur et son équipe s’engagent à ne collecter que les données strictement nécessaires et pertinentes au regard des objectifs poursuivis dans cette étude.

Le médecin chercheur et son équipe, responsables de la collecte des échantillons, ont le devoir de confidentialité vis-à-vis des échantillons et des données collectées.

Les chercheurs qui utiliseront vos échantillons de sang ou de salive recevront uniquement les données liées aux échantillons dont ils ont besoin pour leurs recherches. Aucune donnée permettant de vous identifier ne leur sera transmise, votre identité étant remplacée par un code d’identification dans l’étude.

Pour vérifier la qualité de l’étude ou pour des raisons réglementaires, il est possible que vos données soient examinées par des tiers (autorités de santé, comité d'éthique, représentants du promoteur de l’étude, auditeurs externes). En tout état de cause, cela ne pourrait se faire que sous la responsabilité du médecin investigateur responsable de l’étude et par des personnes soumises à l'obligation du secret professionnel.

Mes données personnelles seront-elles protégées ?

Toutes les mesures nécessaires sont prises afin de protéger la confidentialité et la sécurité de vos données, qui seront par ailleurs codées, conformément aux législations en vigueur1.

La collecte et l’utilisation de vos informations reposent sur votre consentement écrit. En consentant à participer à l’étude, vous acceptez que certaines données personnelles puissent être recueillies et traitées électroniquement aux fins de ces recherches. Toute utilisation de vos données en dehors du contexte décrit dans le présent document ne pourrait être menée qu’avec votre accord et qu’après approbation du Comité d’Éthique.


1 Ces droits vous sont garantis par le Règlement européen du 27 avril 2016 (RGPD) relatif à la protection des données à caractère personnel et à la libre circulation des données et la loi belge du 30 juillet 2018 relative à la protection de la vie privée à l’égard des traitements de données à caractère personnel.

Quel encadrement éthique et juridique est prévu ?

Cette étude a été évaluée par un comité d'éthique, à savoir le Comité d'Éthique Hospitalo-Facultaire Universitaire de Liège, qui a émis un avis favorable.

Les comités d'éthique ont pour tâche de protéger les personnes qui participent à une étude clinique. Ils s'assurent que vos droits en tant que patient et en tant que participant à une étude clinique sont respectés, qu'au vu des connaissances actuelles, la balance entre risques et bénéfices reste favorable aux participants, que l'étude est scientifiquement pertinente et éthique. En aucun cas vous ne devez prendre l'avis favorable du Comité d'Éthique comme une incitation à participer à cette étude.

Un tel projet se doit d’être participatif et d’impliquer les citoyens dès sa conception, raison pour laquelle votre perception va également être évaluée.

Avec ces premières informations, nous travaillerons avec des philosophes, des juristes et des sociologues pour discuter de la place future de ces outils dans la médecine de demain et pour assurer qu’ils soient utilisés aux bénéfices des patients uniquement.

Quelles maladies chroniques sont concernées par le projet ENSEMBLE ? Le projet concerne-t-il toutes les maladies ?

Nous nous focaliserons sur les maladies dites « communes et complexes », c’est-à-dire des maladies courantes, pouvant bénéficier d’une prévention ou d’un diagnostic précoce et pouvant faire l’objet de prises en charge efficaces et bien établies.

Quelques exemples de maladies « communes et complexes » sur lesquelles nous allons nous focaliser :
  • Le cancer du sein ;
  • Le cancer du côlon ;
  • Le cancer de la prostate ;
  • Le cancer du poumon ;
  • L’infarctus du myocarde ;
  • L’hypertension artérielle ;
  • L’asthme ;
  • La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ;
  • Les allergies ;
  • L’obésité ;
  • Le diabète de type 2 ;
  • Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (comme la maladie de Crohn, la rectocolite ulcéro-hémorragique) ;
  • La cirrhose ;
  • L’insuffisance rénale chronique ;
  • Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ;
  • La maladie d’Alzheimer ;
  • La maladie de Parkinson ;
  • La sclérose en plaques (SEP) ;
  • La dépression ;
  • L’addiction ;
  • Le choc septique.

Quels bénéfices puis-je espérer si je participe au projet ?

Vous ne retirerez aucun bénéfice direct (médical, financier ou autre) de votre participation à cette étude.

Cependant, par votre participation, vous nous aiderez à faire progresser les connaissances dans le domaine des risques de maladies liées à la génétique.

À plus long terme, au-delà de la présente étude, l’objectif de notre projet est de, tous ensemble, parvenir à identifier les patients à risque accru des maladies communes et complexes, pour pouvoir agir en amont par la prévention, le dépistage et le diagnostic précoce, afin de vivre avec une meilleure santé, de réduire les coûts des soins de santé et de préserver la qualité des soins.

Ma participation au projet ENSEMBLE est-elle gratuite ?

Oui, aucun frais ne vous sera réclamé.

Quelles sont les parties prenantes du projet ?

Les parties prenantes du projet ENSEMBLE sont le CHU de Liège et l’Université de Liège. Le projet est coordonné par le Professeur Edouard Louis, Doyen de la Faculté de Médecine de l’ULiège.

Vous pouvez retrouver l'équipe du projet sur la page dédiée.

Quels bénéfices le projet ENSEMBLE peut-il apporter à la Wallonie ?

Ce projet a pour objectif de créer une expérience pilote au sein du CHU de Liège. Une expérience qui pourra, dans un second temps, être étendue à la population de la Région wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’objectif est de parvenir à mettre en place, pour chaque citoyen, une caractérisation de son capital « santé » et de son profil de « risque ».

Nous souhaiterions équiper les médecins qui accompagnent ces patients de ces outils (via les scores de risque polygénique) pour qu’ils puissent intégrer cette dimension dans leur prise en charge, que ce soit pour prévenir la survenue de certaines pathologies ou pour orienter le choix de traitement une fois ces pathologies déclarées.

Les progrès de cette médecine davantage personnalisée rendront le système de santé plus efficace et contribuera à maintenir des soins de qualité accessibles pour toute la population.

Quel est le rôle du médecin généraliste dans ce projet ?

Dans un premier temps, nous questionnerons les médecins généralistes sur la manière dont ils perçoivent ces nouveaux outils génétiques.


Ensuite, cette étude n’est qu’un premier pas vers l’implémentation de la médecine préventive et de précision en Wallonie. Disposant des données récoltées et des premiers résultats, un groupe de travail va être mis en place afin d’évaluer la valeur clinique ajoutée de ces scores de risque polygénique, ainsi que les modalités optimales de leur utilisation.

Ce groupe de travail comprendra des experts des différents domaines pathologiques concernés, mais surtout et aussi, des médecins généralistes, des représentants des associations de patients et les agents responsables des programmes de dépistage et de prévention à la Région wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ce groupe de travail et ces interactions permettront de définir la faisabilité et l’intérêt de l’implémentation de ces scores de risque polygénique dans les pratiques de routine.

 

Vous avez d’autres questions ?

.Nous vous invitons à nous contacter.

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