Missions

1 - Expertise microbiologique

Pour assurer la mission d’expertise biologique, les activités suivantes sont réalisées :

  1. Diagnostic de l’échinococcose alvéolaire et kystique par des techniques sérologiques et moléculaires
  2. Confirmation du diagnostic établi par un autre laboratoire de biologie clinique
  3. Confirmation d’un diagnostic histologique suggéré par un laboratoire d’anatomopathologie
  4. Suivi thérapeutique pour l’échinococcose alvéolaire
  5. Typage moléculaire par l’analyse des microsatellites EmsB

2 - Conseil scientifique

Le LNR assure une activité de conseil auprès des professionnels de la santé qui sont confrontés à des patients atteints d’une échinococcose ou présentant des signes cliniques évocateurs. Pour toute question, le personnel du LNR est disponible par e-mail ou téléphone

3 - Surveillance épidémiologique

Le recensement des cas d’échinococcose sur le territoire belge a été initié dès les années
1990 par le Professeur Yves Carlier (ULB), puis le Professeur Carine Truyens, assurant la direction du laboratoire de référence pour l’échinococcose alvéolaire. Depuis 2021, le laboratoire de microbiologie du CHU de Liège assure le rôle de laboratoire de référence suite à une réorganisation des laboratoires de l’ULB. Nous poursuivons l’activité de recensement des cas, par le biais de l’envoi du formulaire ECDC (« European Centre for Disease Prevention and Control ») qui est adressé à tous les laboratoires belges de biologie clinique en début d’année. Les laboratoires sont également invités à se renseigner auprès des infectiologues de leur institution si des cas d’échinococcoses non diagnostiqués par sérologie et/ou PCR ont été détectés durant l’année.
Bien que la participation soit sur base volontaire, cette démarche permet de suivre l’évolution des échinococcoses en Belgique (notifiée depuis 2010), d’en déterminer la distribution géographique et de cibler les populations à risque. Les données d’une surveillance épidémiologique permettent ainsi d’orienter les mesures préventives à mettre en œuvre pour freiner l’émergence de nouveaux cas et d’alerter les autorités sanitaires et les citoyens belges sur une éventuelle augmentation de l’incidence. Les données recueillies sont envoyées à l’ECDC pour compléter les données européennes. 

4 - Recherche/étude

Le LNR assure l’activité de développement et mise au point de nouvelles méthodes de diagnostic. Il réalise également le typage moléculaire par l’analyse des microsatellites EmsB pour les souches d’Echinococcus multilocularis circulantes chez l’homme, le renard et les rongeurs.

.Publications  

 

5 - Alerte & prévention

L’échinococcose une maladie négligée, voire totalement méconnue des spécialistes de la santé. De plus, l’augmentation des cas belges d’échinococcose alvéolaire, suggérant une contamination autochtone, implique la nécessité d’informer les médecins et la population sur l’endémie en cours. Il est donc indispensable de mettre en place des mesures préventives et sensibiliser les cliniciens  afin d’améliorer la prise en charge de la maladie. En ce sens, le LNR assure cette mission de transmission des informations par le biais de communications orales et écrites. 

6 - Collaborations

 Une forte activité de collaboration est entretenue avec les cliniciens du CHU de Liège (groupe ECHINO-Liège) et les autres Centres de Référence tel que le CNR échinococcoses du CHU de Besançon (France). Ces entretiens multidisciplinaires permettent ainsi de gérer de façon optimale les cas d’échinococcose les plus difficiles. Les scientifiques du LNR font partie du groupe ECHINO-LIEGE, un groupe multidisciplinaire ayant pour but principal l’amélioration de la prise charge clinique des échinococcoses, plus particulièrement de la forme alvéolaire. Ce groupe se réunit régulièrement (3 fois/an) pour la présentation des nouveaux cas cliniques, discussion des cas en cours de traitement et des améliorations futures à apporter. Des contacts téléphoniques réguliers sont également de mise pour discussion des cas et transmission des résultats.

Des collaborations avec le département de la faune sauvage de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Liège (Pr. Annick Linden) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l‘environnement et du travail (ANSES, France) sont également entretenues de façon à étudier le lien relationnel entre l’homme et les animaux hôtes de l’échinococcus multilocularis. Pour cela, des DNA issus d’animaux circulant en Wallonie et France sont transmis au LNR. Cette coopération permet ainsi la mise en place d’études transversales impliquant les cliniciens et vétérinaires pour étudier par exemple les profils génétiques de l’E. multilocularis circulant chez les patients atteints d’échinococcose alvéolaire, l’hôte définitif (renards) et les hôtes intermédiaires (rongeurs).