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EDITORIAL - CHUchotis du jeudi n°58
Jeudi 5 septembre 2019

photo CHUchotis Pr Pierre Gillet web

Chère Consœur,
Cher Confrère,

« La musique adoucit les mœurs », dit-on. C’est ignorer que l’instrument, lui, peut se révéler être une véritable torture pour le corps humain amené à le manier des heures durant pour l’apprivoiser.

Jouer d’un instrument impose un fonctionnement articulaire peu physiologique et notamment, pour certains instruments (à cordes comme le violon, la flûte traversière), une posture asymétrique qui, à la longue, peut déclencher de sérieux troubles musculo-squelettiques et nerveux. Or, les professionnels de la musique sont peu informés sur la physiologie particulière associée à leur art. Même les chanteurs aguerris ignorent parfois l’existence de leur diaphragme ou du transverse, des muscles pourtant essentiels à leur pratique au quotidien.

Et sans une attitude préventive précoce, les dégâts progressifs liés à la pratique peuvent devenir importants. C’est dans ce cadre qu’interviennent Charline Briol et Bérengère Playoust, deux jeunes kinésithérapeutes du CHU de Liège qui ont développé une discipline inédite en région liégeoise : « la kinésithérapie des musiciens ». Leur prise en charge permet de prévenir et soulager les douleurs aiguës ainsi que d’adapter le geste musical. Pour que la musique continue de « donner une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée », comme disait Platon.

Excellente lecture,

Pierre Gillet
Directeur médical


Lire l'article du CHUchotis du Jeudi Kinésithérapeutes et musiciennes, elles réconcilient les corps et les instruments 

 

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