Le CHU de Liège simplifie ses numéros de téléphone. Nous sommes à votre écoute !

.En savoir plus

×

« Sauve une vie », un projet né pour le personnel du CHU

53 - 01 - Sauve une Vie 2 « Le Dr. Betz et moi-même sommes tous deux instructeurs au Centre de Simulation Médicale », entame Rebecca Tubes. « C’est ainsi qu’il y a quelques années, on nous a demandé de nous occuper de la formation continuée à la réanimation cardio-pulmonaire auprès du personnel du CHU de Liège. »

Sacré challenge, car le groupe à former en vue de l’accréditation JCI est énorme : plus de 1.800 infirmier.e.s, l’ensemble des médecins ainsi que le personnel administratif des différents sites hospitaliers. Comment faire pour former autant de gens ? « Nous avons pensé à une formule d’e-learning. C’est ainsi que nous avons créé « Sauve une vie ». Sauf que nous avions imaginé un projet amateur…, notre idée de départ n’était pas d’arriver à un résultat aussi professionnel ! » De propositions en partenariats, le projet acquiert une vocation sociétale : il va permettre de former la population, en plus du personnel en interne.

Après un an et demi de travail, la première capsule « Sauve une vie » dédiée à la réanimation cardio-pulmonaire voit le jour en mai 2017 : « On avait envie de donner une suite, on trouvait ça sympa de créer quelque chose sous forme d’épisodes. Et comme le premier projet avait super bien marché, on était très motivés », se rappelle Romain Betz. « On est vite partis sur une deuxième idée, qui nous a aussi pris un an et demi de travail », poursuit Rebecca.

Cette fois, l’équipe prend le projet à rebours : le premier film s’adressait d’abord au personnel, puis a été étendu au grand public. Le deuxième va faire passer un message à la population, puis sera décliné pour les professionnels. La thématique de la prise en charge du polytraumatisé s’est vite imposée : tout le monde risque d’être confronté un jour ou l’autre à un accident de la route.

« Nous avons choisi de simuler un accident avec un motard car se pose notamment le problème du retrait du casque, avec cette fameuse idée, parfois fausse, qu’il ne faut jamais le bouger », explique le Dr. Betz. « Dans cette vidéo, nous expliquons d’abord aux passants ce qu’il faut faire dès qu’on arrive sur les lieux d’un accident, comment appeler les secours, et que faire en attendant. La suite du film se décline pour les professionnels, d’abord avec l’arrivée de l’ambulance où le film se fait didactique pour les ambulanciers, puis pour le personnel médical et infirmier avec l’arrivée du SMUR. Au final, on a une même histoire, avec une seule victime, mais qui permet de voir tous les aspects de la prise en charge, depuis l’arrivée du premier témoin jusqu’au départ de l’ambulance, décliné en trois films différents selon les publics-cibles. »

L’équipe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle est déjà en réflexion de son troisième épisode, qui sera sans doute consacré aux grands brûlés, et dont la réalisation devrait à nouveau prendre 18 mois.

Qui êtes-vous, Rebecca Tubes?

Originaire de Welkenraedt, c’est à Verviers que Rebecca Tubes fait ses études d’infirmière. Elle enchaîne avec une année de spécialisation en SIAMU (Soins Intensifs et Aide Médicale Urgente).

« J’ai été engagée au CHU de Liège, où j’ai d’abord travaillé au service des Soins intensifs pendant huit ans », explique la jeune femme. « Depuis trois ans, je suis aux Urgences, et depuis quatre ans, coordinatrice au Centre de Simulation Médicale. » C’est Rebecca qui coordonne les activités avec les différentes spécialités médicales impliquées - urgences, anesthésie, soins intensifs, chirurgie, imagerie - pour mettre en place les nombreux parcours d’apprentissage proposés par le Centre.

53 - 02 - Tubes Parallèlement à ses activités au CHU, Rebecca a repris des études à l’Université de Liège pour obtenir un master en Santé publique. Elle y a consacré son travail de fin d’études, à l’étude de l’impact sur la survie des patients de la réanimation guidée par téléphone mise en place en province de Liège. Ce travail, présenté en 2011, l’avait amenée à analyser pas moins de 16.000 (!) appels passés au numéro 112 (pour en conclure que oui, ça fonctionne).

« J’ai aussi travaillé sur des projets avec la Province de Liège, ainsi que sur un projet Interreg pour l’amélioration de la prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire, axé sur la formation dans les écoles secondaires. »

Rebecca, 33 ans, habite aujourd’hui à Verviers. Elle est mariée et maman de deux enfants de 5 et 7 ans. Côté loisirs, elle pratique le tennis (« pour le plaisir ») avec un groupe de copines.

→ Les publications scientifiques de Rebecca TUBES

Qui êtes-vous, Romain Betz ?

Le Dr Romain Betz a toujours voulu être urgentiste. Une vocation. Pendant ses études de médecine à l’ULiège, le jeune Liégeois travaille déjà comme ambulancier pour le 112 - « pendant que les potes, eux, étaient au tennis ! », rigole-t-il. Mais voilà, quand il sort diplômé médecin en 2005, la spécialisation en Médecine d’urgence n’existe pas (encore) à Liège… « Il était d’usage de faire une spécialité, puis deux ans aux Urgences pour obtenir le titre de « TPPSU » (titre professionnel particulier en soins d’urgence) », raconte-t-il. « J’ai donc choisi la Cardiologie, spécialité qui comporte beaucoup d’urgences et de soins intensifs. ». Il consacre son mémoire de Cardiologie à la sténose aortique, sous la supervision des professeurs Piérard et Lancellotti.

53 - 03 - Betz 

Il est ensuite engagé aux Urgences du CHU de Liège pour ses deux années complémentaires. Urgences où il est toujours aujourd’hui, et où il gère les SMUR et toutes les activités extra-hospitalières pour les sites du Sart-Tilman et de Notre-Dame des Bruyères. Instructeur au Centre de Simulation Médicale, le docteur Romain Betz collabore aussi avec le Centre Médical Héliporté de Bra-sur-Lienne. Il est directeur médical des secours médicaux pour les plans catastrophes à la Province de Liège, et responsable de la Cellule scientifique de l’Ecole provinciale d’aide médicale urgente.

Quand il lui reste du temps, il enfourche son VTT pour des balades dans les bois de Tilff où il habite. Il pratique aussi le ski en hiver. « Et j’aime aussi jardiner… Enfin, quand j’ai le temps ! », sourit-il. Romain Betz est papa de deux enfants, âgés de 6 et 9 ans.

→ Les publications scientifiques de Romain BETZ

Un tournage exceptionnel dans le tunnel de Cointe

Une fois l’idée de « Sauve une vie 2 » trouvée, il ne restait plus qu’à la mettre en pratique. « Il nous faut un site en extérieur pour le tournage », se souvient Rebecca Tubes. « En tenant compte de la météo belge et du fait que la lumière ne doit pas changer entre les prises de vue… Nous pensons donc à un tunnel pour nous faciliter la tâche. L’idée du tunnel de Cointe nous effleure bien, mais on se dit que c’est trop compliqué et donc sûrement infaisable. »

« Faire fermer un tunnel, ce n’est pas anodin ! », rigole le Dr. Betz. « Nous pensons donc à des tunnels abandonnés. Puis à celui en cours de construction pour le futur tram liégeois. Mais il est à l’état de chantier, sans éclairage, ce n’est donc pas possible… »

En désespoir de cause, nos deux urgentistes tentent quand même une demande à la SOFICO, l’organisme wallon en charge du tunnel de Cointe. Et la réponse est… oui ! Seule condition : que le tournage s’aligne sur les nuits de fermeture trimestrielle pour l’entretien du tunnel.

53 - 04 - Tournage « Nous avons eu différentes réunions avec la SOFICO », se rappelle Romain Betz, « des réunions où il y avait plus de 50 personnes, dont les corps de métier qui travaillent dans le tunnel, pour arriver à coordonner tout. Sur quel tronçon du tunnel pourrions-nous tourner ? Comment faire pour éviter les bruits des ouvriers pendant le tournage ? Finalement, ils nous ont déroulé le tapis rouge, nous avons été prioritaires, les équipes techniques se sont adaptées. »

Le tournage a duré trois nuits. L’équipe du CHU s’est installée sur les 800 derniers mètres de tronçon dans le sens Luxembourg-Bruxelles, juste avant la sortie « Guillemins ». La première nuit a permis de filmer l’arrivée des véhicules d’intervention, ambulance et pompiers, et la prise en charge ambulancière. La deuxième nuit a vu le tournage de la séquence SMUR et la troisième correspond au début du film, avec l’arrivée des premiers témoins sur les lieux de l’accident.

Quatre comédiens professionnels endossent les rôles du motard accidenté et des badauds secouristes. Dont la charmante Manon Lepomme, choisie comme “people” du jour à l’instar de Cathy Immelen (RTBF) dans la première capsule. Un visage connu permet en effet de donner davantage de visibilité au projet. L’humoriste liégeoise s’est prêtée à l’exercice avec bienveillance. L’équipe tient aussi à remercier les pompiers de Liège qui ont donné de leur temps pour ce tournage hyper réaliste.

« Trois nuits pour la production, c’était court. C’était un gros défi compte tenu de tout ce qu’il y avait à tourner », précise Romain Betz. « Toute l’équipe était rassemblée dans un car qui attendait le feu vert de la SOFICO sur l’aire de parking de Burenville. Le “GO tunnel” a été donné vers 22h30. Nous n’en ressortions que vers 5h30 du matin... »

Polytraumatisme : comment la guerre en Irak a tout changé

« La prise en charge du polytraumatisé a énormément évolué ces dernières années », souligne Romain Betz. « Aujourd’hui, on ne fait plus comme il y a dix ou quinze ans. Moi-même, je ne prends plus du tout un patient en charge comme quand j’ai commencé au SMUR. »

Les guidelines ont été revues il y a une bonne dizaine d’années. Entre-temps, l’algorithme de prise en charge du polytraumatisé a souvent fait l’objet de l’actualité médicale. « On essaie de standardiser la prise en charge dans toutes les équipes. Il faut du temps pour implémenter de nouvelles choses, mais on a déjà bien rattrapé le retard. »

C’est sur le terrain que le changement de paradigme a vu le jour. Et pas n’importe quel terrain : celui de la guerre. Plus précisément en Irak, conflit qui amène encore et toujours son lot quotidien de polytraumatisés. « Notre façon de procéder aujourd’hui est née sur le champ de bataille et dans le sillage des attaques terroristes, terrains où il faut faire vite, dans des conditions dangereuses. L’enseignement nous vient des Etats-Unis qui ont l’habitude des conflits armés de grande ampleur, et d’Israël aussi, via la médecine militaire. » Les leçons ainsi tirées passent dans la médecine civile.

53 - 05 - Polytraumatisme « Au champ de bataille, le principe est celui du ‘Damage Control Resuscitation’ », poursuit le Dr. Betz, « soit une réanimation minimaliste basée sur le contrôle du dommage. Concrètement, on va mettre une rustine sur ce qui ne va pas plutôt que de vouloir tout réparer sur place. On gère ce qui est vital, ce qui risque de tuer le blessé tout de suite, en faisant abstraction de tout ce qui ne l’est pas et qui pourra être géré plus tard à l’hôpital. »

Mais comment cela se traduit-il en termes d’accidentologie pour nos secouristes belges à des milliers de kilomètres de Kandahar ? « La situation classique est celle du patient qui saigne abondamment, avec une pression artérielle basse. Avant, on ouvrait les vannes des perfusions de liquide clair dans l’idée de restaurer du volume et donc une pression artérielle normale. Aujourd’hui, on n’en est plus du tout là. On s’est rendu compte qu’en restaurant la pression artérielle, on faisait sauter les caillots déjà formés, on aggravait les saignements en refroidissant le patient perfusé par des liquides à 20°c et en diluant les facteurs de coagulation. On ne remplit donc plus massivement, mais on vise une ‘hypotension permissive’ : une pression artérielle suffisante pour maintenir la perfusion du cœur et du cerveau pendant environ une heure jusqu’à ce qu’on ait fait tout ce qu’il fallait. On perfuse le moins possible et on court à l’hôpital, où on fermera le robinet au plus vite au bloc opératoire. Et, s’il faut du volume, on remplira avec des dérivés sanguins réchauffés. »

Les enseignements de la mise en situation

53 - 06 - Enseignements

  • 1 - Travailler en sécurité

Cela concerne autant les témoins de la zone de l’accident que les professionnels aguerris ! D’autant plus dans un tunnel où il n’y a ni bande d’arrêt d’urgence, ni berme centrale pour se mettre à l’abri… Quand on intervient sur la voie publique, on s’expose forcément ; circulation routière, incendie, carburant qui fuit… Il faut sécuriser les lieux et éviter le sur-accident. Parce qu’un secouriste blessé ou mort est un secouriste inutile… qui engendre deux victimes au lieu d’une. Le film débute donc par des notions de sécurité élémentaires : où se garer, enfiler sa chasuble jaune, placer le triangle,…

  • 2 - Le casque, cet ami qui vous veut du mal

Comment réagir face au quasi-dogme qui veut qu’on ne touche jamais au casque d’un motard ? Le Dr Betz résume la pensée courante « Parce qu’il y a peut-être une lésion cervicale – encore que ce soit peu probable – et que je vais l’aggraver en le mobilisant. Du coup, je ne fais rien, je ne vais pas le rendre paraplégique… ». Puis complète : « En attendant, si je ne sais pas vérifier qu’il respire et que je le laisse comme ça, il meurt d’hypoxie. Je le laisse mourir, mais en ayant fait attention à sa colonne ! ». Et enchaîne : « Dans le film, nous retirons le casque parce qu’une urgence vitale prime sur le risque de lésion cervicale. Nous le faisons le plus précautionneusement possible, en évitant les mouvements de la colonne. La nécessité vitale justifie de prendre ce risque. »

  • 3 - Appel au 112 : le plus complet possible

Troisième paramètre important, veiller à avoir un maximum d’informations pour sonner au 112 : localisation précise (dans le tunnel de Cointe, des lettres rouges sur fond blanc permettent d’identifier les différentes sections du tronçon souterrain), état et nombre des victimes.

Le GSM passe-t-il sous terre ? « Oui, la Loi impose qu’il y ait un relais GSM, une bande radio pour l’info trafic et un relai pour le réseau ASTRID (réservé aux différents secours, Ndlr) », rappelle le médecin urgentiste. 

  • 4 - L’hémorragie, une priorité

La gestion des plaies hémorragiques est désormais prioritaire : « Le premier geste médical est le contrôle de l’hémorragie massive. Avant même de voir s’il y a conscience, il faut comprimer toute hémorragie cataclysmique car elle peut tuer en quelques minutes. C’est aussi la première chose que vérifie le médecin du SMUR : l’efficacité du garrot. » Cette compression se fait en continu, sans relâcher, pas même pour se relayer, au risque de faire sauter le caillot et de devoir recommencer l’opération à zéro.

  • 5 - Au chaud

La protection thermique de la victime est un geste vital. Cela peut sembler absurde de vouloir couvrir une personne accidentée grièvement blessée, mais il est désormais prouvé que l’hypothermie aggrave les saignements et affaiblit donc le pronostic vital. On couvre avec ce qu’on peut, même s’il fait bon (le stress, le fait d’être au sol et la perte sanguine accélèrent l’hypothermie). 

  • 6 - Une communication efficace

L’un des enseignements des formations au Centre de Simulation Médicale concerne la qualité de la communication entre professionnels de la santé, qui joue un rôle majeur sur la survie du patient. « Les dysfonctionnements au sein d’une équipe, au-delà des lacunes du savoir, sont pour beaucoup dans les erreurs médicales », rappelle le Dr. Betz, « les gens savent quoi faire mais une fois mis ensemble, la partition ne se joue pas bien. » Seule solution : se parler, répondre, verbaliser, reformuler, structurer la communication entre collègues, de l’ambulance au SMUR en passant par l’hôpital qui va accueillir la victime. Autrement dit : ‘communiquer en boucle fermée’. « C’est essentiel pour que chacun ait la même conscience de ce qui se passe et sache vers où on va. »   

Message aux médecins traitants

Former des médecins et du personnel soignant aux gestes qui sauvent… N’est-ce pas un peu paradoxal ? N’est-ce pas déjà ce que l’on enseigne durant de longues années de cursus ? Certes. Mais ces gestes, s’ils ne sont pas pratiqués régulièrement, s’oublient très vite. Et risquent d’être mal posés. Sans parler des mises à jour des guidelines dont on n’est pas forcément au courant si on travaille dans une spécialité médicale éloignée des urgences vitales.

« Ce sont des gestes de base, mais tellement basiques qu’on les oublie si on ne les applique pas », soulignent nos deux experts SIAMU, dont c’est le quotidien. « La plupart des médecins et des infirmiers œuvrent aujourd’hui dans des voies très spécialisées. Face à un patient qui fait un arrêt cardiaque, on a beau être le meilleur du monde, habitué à donner des soins très complexes, si on ne fait pas les gestes de base qui sauvent, si on ne masse pas correctement un cœur, si on ne défibrille pas, ça ne sert à rien. Dans la chaîne de survie, si les premiers maillons sont défaillants, le patient va mourir. »

53 - 07 - Traitants L’e-learning permet de rappeler l’algorithme de prise en charge, de se remettre les gestes en mémoire. Chacun peut ensuite venir s’entraîner à remettre ces gestes en pratique sur les différents mannequins du Centre de Simulation Médicale (situé au -1 de la Tour 4 du site du Sart-Tilman). Pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore, ces robots ‘haute-fidélité’ sont plus vrais que nature : ils respirent, transpirent, parlent, gémissent et peuvent même saigner. Des formations peuvent également être organisées à l’extérieur, notamment lors de GLEM (contact: Cliquez ici pour afficher l'email).

« D’ici fin juin, nous allons acquérir des murs interactifs, qui nous permettront de rendre les murs tactiles comme des tablettes », se réjouit Rebecca Tubes. « Nous pourrons rendre l’expérience de simulation médicale encore plus réaliste et immersive, ce sera un vrai plus pour les formations. » Nos experts liégeois n’auront bientôt plus rien à envier à la police scientifique américaine de la série éponyme !

« En tant que médecin, on peut se retrouver témoin d’un accident comme n’importe quel passant, et se retrouver démuni parce que l’on a ni aide, ni matériel », contextualise le Dr. Betz. « Mais la gestion du trauma n’est pas le ‘core business’ de tout médecin. L’essentiel est que chaque médecin agisse efficacement en se mettant en sécurité, en évaluant correctement la victime et en donnant un bilan détaillé au 112. L’envoi des secours sera mieux coordonné et adapté à la nature réelle de la victime, que si cette évaluation est transmise par un témoin lambda. Et ça, c’est une vraie plus-value. »

Rebecca Tubes et Romain Betz rappellent l’intérêt, également, de la première vidéo, consacrée à la RCP : « Les médecins traitants, et notamment les généralistes, sont souvent confrontés à cette situation, bien plus qu’au polytraumatisme. Ce sont eux qui nous appellent pour leur patient qui va mal et qui, sous leurs yeux, fait un arrêt cardiaque. Nous les rencontrons sur place en arrivant avec le SMUR et nous savons à quel point ils jouent un rôle essentiel dans le pronostic de survie de la victime. »

Enfin, ces vidéos étant également destinées au grand public, les médecins traitants sont invités à les promouvoir auprès de leur patientèle, jeune ou moins jeune : « Sortie de route » notamment pour les motards et ceux qui sont souvent sur la route (ex : chauffeurs, délégués commerciaux,…) mais pas que ! Ainsi que « Le cœur de Cathy » pour tous et certainement pour les proches de patients cardiaques.